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Entre Bretagne, Grande-Bretagne et Irlande, le parcours de Louis Napoléon Le Roux.

Louis Napoléon Le Roux, personnage extraordinaire, est sans doute le Breton qui aura le plus côtoyé une  partie des acteurs du soulèvement de Pâques 1916 et de la guerre d’indépendance qui s’en suivit. Les archives nationales irlandaises ont d’ailleurs acquis récemment ses archives personnelles vu leur intérêt pour l’histoire contemporaine de l’Irlande. Nous y reviendrons dans les semaines et les mois à venir . En introduction, l’article d’Alan Le Cloarec paru dans le Peuple Breton en 2015.

Le Peuple Breton, septembre 2015

par Alan Le Cloarec, doctorant en sciences politiques, à l’Université de Rennes I .

Des militants bretons de la première moitié du XXème siècle il n’est pas le plus connu, et pourtant il est peut être celui au parcours le plus hors du commun. Ce bretonnant de naissance, fils d’un meunier de Pleudaniel dans une famille de huit enfants, a été un activiste breton et international. Il agissait le plus souvent en coulisse, sans trop se mettre en avant, mais a côtoyé de près certains des grands évènements et certaines grandes figures du monde politique de son temps.

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Louis Napoléon Le Roux

L’engagement séparatiste

Né en 1890, Le Roux est issu du milieu paysan trégorois très modeste et absolument rien ne le prédestinait à mener la vie qui fut la sienne. En 1909 il réussit à se faire engager comme secrétaire de François Jaffrenou – Taldir de son nom druidique- au journal régionaliste Ar Bobl ( Le Peuple). Seulement deux ans plus tard néanmoins, il sera vite en confrontation avec son premier parrain régionaliste au nom de l’expression de ses propres idées bretonnes qui se veulent autrement plus radicales, en revendiquant la volonté de séparer la Bretagne de la France pour en faire un Etat souverain. Nous sommes en 1911 et Le Roux commence à faire véritablement naitre l’idée séparatiste contemporaine. Au départ, ce terme est souvent employé par l’intelligentsia française comme un procès d’intention aux régionalistes de l’URB –Union régionaliste bretonne- qui est pourtant très éloignée, voire très hostile à ce genre de revendications. De ce terme qui est utilisé comme une critique et un tabou, Le Roux en fait un courant de pensée politique novateur. Il trouve pour se faire un allié et ami avec qui il restera toujours en contact : Camille Le Mercier d’Erm. Avec lui, il lance un premier Manifeste séparatiste ainsi qu’une brochure : Pour le séparatisme. En 1912 vient ensuite un journal, Breiz Dishual (Bretagne Libre) qui perdurera péniblement jusqu’à 1914. De ces quelques années d’activisme séparatiste, Le Roux fera une rencontre qui aura une grande influence sur sa propre pensée politique, celle d’Emile Masson. Avec ce dernier il traduit en breton A mon frère le paysan en 1912, une brochure de l’anarchiste français Elisée Reclus. A cette période, il participe aussi activement au journal Brug lancé par Masson, en y écrivant plusieurs articles en langue bretonne. Néanmoins ce premier élan de militantisme breton se trouve stoppé net par les débuts du premier conflit mondial. Plutôt que de partir au front, Le Roux choisit l’exil. Il s’explique quelques années plus tard en disant qu’il ne souhaitait prendre les armes et mourir que pour son pays et pas pour les « militaristes », «  ces pauvres êtres qui n’ont rien tenté pour éviter la catastrophe, mais qui, au contraire, ont tout fait pour la rendre inévitable »1.

Les zones d’ombre de la Première guerre mondiale.

Avec cet exil commence une période de la vie de Le Roux dont nous n’avons pas encore réussi à retrouver toutes les informations. On sait par ailleurs aujourd’hui que Le Roux part pour l’Angleterre dès les débuts de l’année 1914, et qu’il y séjourne durant une grande partie du conflit. S’il a échappé aux combats sur le sol français, il s’est néanmoins retrouvé sous les drapeaux britanniques, en Irlande entre juin 1916 et septembre 1917 – c’est-à-dire juste après l’Easter Week, l’insurrection irlandaise de Pâques 1916- avant d’être démobilisé pour raison de santé. Mais Le Roux connaissait déjà l’Irlande, il y avait voyagé durant l’année 1914 sans que l’on ne sache exactement pour quelles raisons. C’est peut-être à ce moment qu’il commence tisser des liens avec les mouvements républicains irlandais. Durant les années 1930, il raconte dans War Zao, un journal nationaliste breton du Trégor proche du communisme, avoir été un agent du Sinn Fein2, le parti républicain irlandais. Il explique même avoir été arrêté par la police britannique et être passé près du peloton d’exécution. La thèse selon laquelle il renseignait les militants irlandais quand il était sous uniforme britannique n’est donc pas à exclure. En 1919, alors que l’agitation séparatiste irlandaise se fait grandissante, Le Roux est invité à Dublin pour intervenir dans un meeting de la Irish Literary Society. Cela marque le début d’une période bien connue de sa vie, celle d’intellectuel militant dans l’Irlande en plein conflit indépendantiste, puis dans le nouveau pays qui voit le jour à partir de 1921. C’est Le Roux qui va écrire la première biographie de Patrick Pearse, de Tom Clark, publier un livre sur la Ligue gaélique, avec en toile de fond de précieux travaux sur l’histoire de l’indépendance irlandaise auquel il a assisté de près. Pour le remercier de ces travaux, le nouvel Etat Libre accorde d’ailleurs à Le Roux la nationalité irlandaise en 1932. Et les liens avec ce pays se font même jusque dans l’intime, en 1936 c’est à une irlandaise, Marion Murphy, qu’il passe la bague au doigt.

L’éphémère ancrage très à gauche de l’après-guerre.

Si les évènements irlandais des années 1910-1920 marquent la vie de Le Roux, un autre soulèvement historique de ce siècle qui se déroule en Russie va aussi influencer sa pensée. Après la Révolution russe de 1917, on retrouve en effet un très éphémère et radical ancrage à gauche des idées de Le Roux – tout comme chez Camille Le Mercier. C’est l’époque où dans La Bretagne Libertaire ils se disent tous deux plus que jamais redevable de la pensée révolutionnaire de l’anarchiste breton Emile Masson, et partisan d’une Bretagne libre dans « l’étroite conjonction du fédéralisme et du socialisme, qui réalisera l’ « Internationale » des peuples »3. Le Roux nous dit même dans un article avoir été un agent secret de la Russie soviétique4 ! Les inclinaisons de Le Roux vers les idées de la gauche radicale ne sont néanmoins pas nouvelles même si ces dernières ne peuvent tout de même pas faire figure de matrice principale pour sa pensée politique. On retrouve pourtant toujours des idées et des militants de gauche sur les chemins de son activisme. Il a par exemple été le secrétaire de Ramsay MacDonald, un travailliste écossais qui sera Premier ministre britannique, dont Le Roux traduit d’ailleurs en français son ouvrage Le Socialisme et la Société5. En 1932, quand Le Roux fait traduire et publier en Irlande sa biographie de Pearse, c’est un militant de gauche bien connu qu’il engage pour ce travail : Franck Ryan. La correspondance entre les deux hommes montre d’ailleurs qu’ils se connaissent déjà bien quand Ryan est embauché par Le Roux. Quelques années plus tard, c’est Ryan qui deviendra le symbole de l’antifascisme des militants de l’IRA partis combattre en Espagne dans les Brigades Internationales. Que Le Roux entretienne de bons rapports avec des militants de gauche n’a rien d’étonnant, dès 1911 en effet quand il écrit ses textes séparatistes il dit appeler à la révolution de tous ses vœux. C’est une attitude qui restera en toile de fond tout au long de sa vie, mais qui pourtant ne représente pas l’ensemble de son originale pensée politique.

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La concurrence nationaliste des années 1930.

Car il ne faut pas s’y tromper, Le Roux se définit lui-même politiquement comme nationaliste, bien que l’aspect polysémique de ce terme et le sens que peut lui en donner son auteur à l’époque où il l’emploie varie considérablement de nos acceptations contemporaines. En un sens, l’étude approfondie de l’ensemble des textes de Le Roux renvoie à un nationalisme de posture bien plus que d’idéologie. C’est-à-dire que dès l’époque séparatiste, le nom du parti créé par ses jeunes militants est bien « Parti nationaliste breton ». Le choix de ce terme s’explique principalement dans la difficulté à recruter des individus autour de l’idée séparatiste, tout en souhaitant s’afficher d’un engagement breton plus radical que le régionalisme – le terme d’autonomisme ne sera utilisé que plus tard dans l’Entre-deux-guerres avec une logique assez comparable. Le cœur des idées exprimées sur cette période reste tout de même le séparatisme, dans la mesure où l’idée de nation est une toile de fond très présente mais très peu développé. Cela change quelque peu après la Première guerre mondiale. Dans les années 1930 en effet, Le Roux se rapproche des nouvelles générations de militants formés à l’école de Breiz Atao, et ce particulièrement après l’explosion du PAB qui fait naitre plusieurs partis bretons en concurrences, voire en conflit, les uns avec les autres. De ces différents partis, c’est le nouveau PNB – Parti national breton cette fois- qui va le plus retenir son attention. Néanmoins, ses relations avec ce parti ne vont pas manquer d’être conflictuelles. Dans les débuts des années 1930, le PNB est accablé de dettes, il ne compte qu’une poignée de militants – 25 à sa création-, jusqu’à ce que les attentats du groupe Gwenn ha Du réussissent à lui donner une tribune exceptionnelle pour se développer. Au départ c’est d’ailleurs surtout avec Gwenn ha Du que Le Roux est en contact, notamment avec sa porte-parole Meavenn qu’il rencontre en Irlande et à qui il présente des membres de l’IRA comme Franck Ryan. Au milieu de cette décennie, Mordrel et Debauvais du PNB vont demander à Le Roux de venir en Bretagne pour prendre la tête du parti afin de redresser sa situation politique et financière. Ce dernier accepte avant de se rendre compte que les dirigeants veulent qu’il prenne les dettes à son nom sans n’avoir aucun rôle politique, ni au journal ni au parti… Le Roux fait alors bande à part, il créé une Association nationale bretonne, avec un nouveau journal intitulé une fois encore Breiz Dishual, qui milite pour l’enseignement de la langue et de l’histoire bretonne à l’école publique. Cette expérience se limite au Trégor avec les anciens membres de War Zao et du PNBR – Parti nationaliste breton révolutionnaire- et ne se manifeste véritablement qu’autour des années 1933 et 1934. En 1939, Le Roux et sa femme sont de retour à Londres, il y trouvera la mort quelques années plus tard. Il décède le 5 août 1944 à l’hôpital de Middlesex, après 54 ans d’une vie plus que bien remplie dont il resterait beaucoup à dire.

1 Texte de Louis Napoléon Le Roux dans La Bretagne Libertaire de Camille Le Mercier d’Erm de 1921.

2 Louis Napoléon Le Roux, « Ar gwir enep d’ar gaou » [Le vrai contre le faux], War Zao, décembre 1931-janvier 1932.

3 Camille Le Mercier d’Erm, La Bretagne Libertaire, page 17.

4 Louis Napoléon Le Roux, « Hier – Aujourd’hui – Demain », Breiz Dishual, décembre 1933.

5 Publié dans sa version française en 1922.

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« 1916, Seachtar na Casca », une série TV magistrale consacrée au soulèvement irlandais de Pâques 1916.

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En 2016, l’Irlande célébre le centenaire du soulèvement de Pâques 1916 qui vit quelques centaines de républicains irlandais prendre le contrôle du centre de Dublin et proclamer la République d’Irlande. Écrasé militairement par l’armée britannique, ce soulèvement se révéla assez rapidement une victoire politique amenant à moyen terme  l’indépendance d’une grande partie de l’Irlande.
En prévision de ces célébrations qui vont durer plusieurs années (2016-2022), de nombreuses initiatives ont déjà eu lieu. L’une des plus remarquables est la série télévisée 1916, Seachtar na Casca produite et diffusée par TG 4, la chaîne publique en irlandais, et Abu Media, racontant l’histoire des 7 signataires de la proclamation de la République d’Irlande le lundi de Pâques 1916.
Parfaitement réalisée, alternant docu-fictions et interventions d’historiens, la série a reçu de nombreux prix dont l’Irish Film and Television Award et le prix de la meilleure série au Celtic Media Festival de 2011 à Stornoway.
Chaque épisode présente l’un des leaders du soulèvement, son histoire personnelle et familiale, son parcours politique, son évolution vers l’engagement armé: tour à tour, on découvre ainsi Thomas J Clarke, Patrick Pearse, Thomas MacDonagh, Joseph Plunkett, Eamonn Ceannt, Sean Mac Diarmada et James Connolly. C’est ainsi que l’on comprend en grande partie les raisons qui poussèrent ces enseignants, universitaires, syndicalistes à se résoudre à prendre les armes contre la couronne britannique pour l’indépendance de l’Irlande. Et l’on comprend aussi que la responsabilité de cette confrontation armée revient en grande partie à l’état britannique incapable de répondre aux aspirations irlandaises tant sociales que culturelles ou politiques.
C’est ce cheminement intellectuel, cette prise de conscience de chacun d’entre eux que nous présente1916, Seachtar na Casca jusqu’au soulèvement et à leur exécution. Comme le dit l’un commentateurs en conclusion, c’est grâce à ces hommes que les Irlandais d’aujourd’hui peuvent vivre dans leur propre pays ( à l’exception des 6 comtés du nord) et qu’à ce titre leur mémoire doit être célébrée.
Cette série est disponible en DVD comprenant à la fois la version en gaélique et celle en anglais.

Depuis 1916, l’Irlande a influencé la Bretagne.

Ouest-France, page Bretagne, 2 novembre 2015

Par Christian Gouerou

L‘Irlande s’apprête à célébrer l’anniversaire de son indépendance et l’insurrection de Pâques 1916. Depuis cette date jusqu’à nos jours, Bretons et Irlandais ont créé des liens multiples.

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Le président de la République d’Irlande, Michael D Hiigins, reçu par le Lorient GAC ( club de football gaélique de Lorient) au Galway Inn, durant le Festival Interceltique de Lorient en août 2014.

Les liens entre l’irlande et la Bretagne ne datent pas que des migrations celtiques du Ve siècle. Si des échanges profonds unissent encore les deux peuples celtiques, c’est bien à travers l’histoire politique, économique et culturelle du XXe siècle qu’ils se nouent.

L’année 2016 ? « C’est le centenaire du soulèvement irlandais de Pâques 1916 qui aboutit à l’indépendance de la république d’Irlande et aussi à la partition de l’île », répondent les organisateurs du Comité Eire-Breizh, Irlande 1916-2016. En Irlande, les commémorations dureront une dizaine d’années: la création d’un Etat irlandais libre s’est faite après plusieurs années de guerre civile jusqu’en 1923.

Durant l’entre-deux-guerres, l’indépendance irlandaise marque les esprits politiques indépendantistes ou autonomistes en Bretagne et ailleurs. Dans les années 1970 ou 1980, la lutte armée de l’IRA ou les grèves de la faim des prisonniers politiques irlandais le feront tout autant. « Les liens entre la Bretagne et l’Irlande existent dans de nombreux domaines. Citons le Festival interceltique de Lorient, les 120 communs bretonnes jumelées avec l’Irlande ou bien encore l’aventure des Comptoirs Irlandais, de la Brittany Ferries, le Kan ar Bobl… » détaille Jacques-Yves Le Touze, acteur du Comité Eire-Breizh.

Un appel à projets.

Le Comité Irlande 2016 lance un appel à projets pour que l’accent puisse être mis sur ces relations brito-irlandaises, porjet qui mettent en valeur l’Irlande « dans toutes ses dimensions. pour exemple, un premier projet se monte sous la forme d’un colloque consacré à l’influence irlandaise en Bretagne de 1916 à 2016. Il aura lieu les 22 et 23 avril 2016 à Vannes en collaboration avec des universitaires et des spécialistes du sujet  » annoncent Yann Bevant, directeur du département d’anglais et du centre d’études irlandaises à Rennes 2 et Gwendal Denez, directeur-adjoint du département breton à Rennes 2.

Football gaélique

Le Gaelic Athletic Association (GAA) organise fin août 2016 les championnats du monde de football gaélique à Dublin. C’est dans ce cadre que l’équipe de Bretagne de foot gaélique est invitée. La Bretagne compte une quinzaine d’équipes et se trouve parmi les fédérations les plus en pointe … après l’Irlande bien sûr.

Livres et musiques

Le Festival du livre de Carhaix mettra l’Irlande à l’honneur pour son édition 2016. L’Institut culturel de Bretagne rééditera la biographie de Patrick Pearse, un des dirigeants de l’insurrection de Pâques 1916, exécuté par le gouvernement britannique en mai 2016, biographie signée Louis-Napoléon Le Roux, éditée d’abord en anglais puis en français dans les années 30. L’ICB rééditera aussi un numéro hors-série de la revue Dalc’homp Soñj paru en 1986. Enfin, pour la Saint-Patrick, le bagad de Vannes participera au grand défilé de Dublin le 20 mars 2016.

Blog: irlande2016.bzh

Ce samedi 1er août, le centenaire des obsèques de Jeremiah O’Donovan Rossa a marqué le lancement des cérémonies de 2016.

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Jeremiah O’Donovan Rossa

Jeremiah O’Donovan Rossa est l’une des figures emblématiques du mouvement de libération de l’Irlande.

Né en en 1831 à Rosscarbery dans le comté de Cork, O’Donovan Rossa fut l’un des fondateurs de l’Irish Brotherhood Society en 1858. Arrêté en décembre de la même année, il fut maintenu en prison jusqu’en 1865 sans procès. Par la suite, il est accusé de mener un complot fenian, de haute trahison et condamné à vie dans une prison anglaise.

Lors de l’amnistie de 1870 et sur promesse de ne pas revenir en Irlande, Jeremiah O’Donovan Rossa s’exile aux USA où il va développer de nombreuses activités en faveur de l’Irlande . C’est lui notamment qui est à l’origine de la première campagne d’attentats sur le sol britannique durant les années 1880.

Fatigué par la maladie, O’Donovan Rossa s’éteint le 29 juin 1915.

Saisissant cette opportunité d’en faire un évènement national, le mouvement républicain organise ses funérailles le 1er août 1915 à Dublin auxquelles assistent des dizaines de milliers de personnes . C’est au cimetière de Glasnevin que Patrick Pearse donna l’un de ses plus célèbres discours, véritable appel aux armes pour libérer l’Irlande.

Considérées comme le premier évènement qui devait amener au soulèvement de Pâques 1916, ces funérailles ont été l’occasion, un siècle plus tard, ce 1er août 2015, d’une double commémoration: d’une part, une cérémonie en présence du corps diplomatique et des descendants d’O’Donovan Rossa au cimétière de Glasnevin sous la présidence de Michael D. Higgins, le président irlandais que les Lorientais connaissent bien ( voir son discours remarquable à Lorient en août 2015 largement censuré par la presse locale ). La reconstitution du discours de Patrick Pearse par l’acteur Jim Roche fut particulièrement puissante et semble avoir touché l’assistance dont les leaders actuels du Sinn Fein , Martin McGuinness et Gerry Adams.

Ce même samedi, le Sinn Fein organisait une véritable reconstitution des funérailles d’O’Donovan Rossa à travers les rues de Dublin devant des milliers de spectateurs.

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Cette journée marquait le lancement des commémorations du soulèvement de Pâques 1916 qui vont s’échelonner jusqu’au 27 mars 2016 puis continuer dans les années suivantes pour marquer le centenaire d’évènements fondamentaux pour l’Irlande comme la guerre anglo-irlandaise, le traité de paix, la partition du territoire irlandais, etc…

 

Un nouveau centre d’interprétation pour le cottage de Patrick Pearse dans le Connemara

Pearses-Cottage

Taoiseach Enda Kenny with the OPW’s Máirtín Ó Meachair at the official turning of the sod at Pearse’s Cottage, originally built by Padraig Pearse

Cottage that Padraig Pearse built to attract 50,000 visitors.

The irish Independent, 7 Juillet 2015

A new €4m centre at Pearse’s Cottage in Connemara is expected to attract over 50,000 visitors each year.

The project, launched by Taoiseach Enda Kenny as one of the flagship projects marking the centenary of the 1916 Rising, will be opened in the middle of next year.

At present, around 12,000 tourists visit the cottage in Rosmuc annually but the chief executive of Udaras na Gaeltachta, Stiofán Ó Cúláin, said he expects a four-fold increase once the new building is open.

Padraig Pearse spent much of his time between 1903 and 1915 at the cottage he had built as a holiday home. A Dublin native, he had come to Rosmuc as an examiner for Conradh na Gaeilge and was so taken with the area that he immediately arranged to have the holiday cottage built.

The Taoiseach said the new visitor centre would be an appropriate development to commemorate the 1916 Rising.

New visitor centre to open for 1916 centenary

UTV, 6 juillet 2015

Pearse’s Cottage is to be one of eight permanent tributes done for the centenary of the 1916 Rising.

The cottage is where one of the leaders of the 1916 Rising, Patrick Pearse, spent his summers from 1909 to 1915.

It received a €750,000 grant from the Fáilte Ireland Capital Programme.

As well as the new visitor centre, there will also be looped walks in the grounds, and in the interpretative space called Slí na Coille, visitors will learn about Patrick Pearse and why he loved coming to Ros Muc, as well as about the local Gaeltacht culture and language.

Taoiseach Enda Kenny said: “I am delighted to turn the first sod for this centre which will be a fitting tribute to Patrick Pearse in a Gaeltacht area that was very close to his heart. As a permanent legacy of the Ireland 2016 Centenary Programme, I believe that the centre will become a focal point in attracting visitors to an area which has so much to offer in terms of language, culture and heritage.”

The Minister of State for Gaeltacht Affairs, Joe McHugh, declared: “I believe that the centre will greatly add to Ros Muc and will become a hub for experiencing Irish as a contemporary living language along with the Gaeltacht culture while highlighting the outstanding natural beauty of Connemara.”

“IT IS IMPORTANT THAT THE LOCATION AT PEARSE’S COTTAGE IS TO BE A KEY DISCOVERY POINT ON THE WILD ATLANTIC WAY WHERE TOURISTS CAN EXPERIENCE THE MANY FACETS OF OUR LANGUAGE, CULTURE AND HERITAGE.”

Joe McHugh, Minister of State for Gaeltacht Affairs

The development is backed by Údarás na Gaeltachta, Galway County Council, the Office of Public Works, Fáilte Ireland and the Department of Arts, Heritage and the Gaeltacht.

As part of the €22 million investment into the Ireland 2016 Centenary Programme, the other projects are a new centre at the GPO in Dublin, an upgrade of the military archives at the Cathal Brugha Barracks, the refurbishment of Richmond Barracks, work on the Kevin Barry rooms at the National Concert Hall, a new visitor centre at Kilmainham Gaol and the development of the Tenement Museum.