Archives du mot-clé Irlande 2016

2016, l’année du Centenaire

La télévision publique irlandaise RTE revient sur le déroulement des commémorations du centenaire du soulèvement de Pâques 1916 dans un documentaire diffusé fin décembre.

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Irlande 1916-2016 : un siècle d’atermoiements. Conférence d’Alain Monnier le 1er décembre à Vannes.

Alan Monnier

Irlande, 1916-2016 … Où en est-on des aspirations de la révolution irlandaise en cette année du Centenaire ?
Si les héros de la Semaine de Pâques revenaient aujourd’hui, quel bilan pourraient-ils tirer de ces cent années écoulées ?
Cela remettrait-il en cause la légitimité de leur combat et de leur sacrifice ? Lesquels de leurs combats pourraient-ils considérer comme gagnés ou comme perdus ? Qui reconnaîtraient-ils comme leurs continuateurs et leurs héritiers ?  Comment leur engagement, leurs témoignages peuvent-ils nous aider à dresser un état des lieux dans la perspective de ce Centenaire ?

Conférence d’Alain Monnier à Vannes (Ti ar Vro, rue de la Loi) à 20 h 30 le 1er décembre

1916 poserait-il problème à la FIFA ?

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L’Express,  3 novembre 2016

Zurich – La commission de discipline de la Fifa va examiner la présence d’éléments rappelant le soulèvement de 1916 sur le maillot de l’équipe d’Irlande en mars dernier, a-t-on appris jeudi auprès de l’instance qui proscrit tout message sur les maillots des équipes nationales.

Cette saisine intervient alors que l’équipe d’Angleterre, bravant l’interdiction de la Fifa, arborera le 11 novembre un coquelicot, commémorant la fin de la première guerre mondiale.

« La commission de discipline évalue la question« , a indiqué jeudi à l’AFP une porte-parole de la Fifa, à propos des signes portés par l’équipe d’Irlande et portant les deux années « 1916-2016« , le 25 mars lors d’un match amical contre la Suisse.

(….)

1916-2016: une sculpture pour symboliser les liens entre Irlande et Bretagne.

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La sculpture devant Mme l’Ambassadeur d’Irlande, Geraldine Byrne NAson, durant l’inauguration du Festival du Livre en Bretagne à Carhaix le 29 octobre 2016.

Présentée une première fois lors du Festival interceltique de Lorient , l’œuvre créée par le sculpteur Patrick Guého de Locoal-Mendon, a été mise à l’honneur durant le Festival du Livre en Bretagne.

Réalisée en kersantite ou pierre de Kersanton, la sculpture représente la harpe irlandaise et l’hermine bretonne.

Sur proposition du Comité Irlande 2016, cette sculpture va sans doute prendre la direction de l’Irlande. Informations à suivre.

Christian Troadec : Carhaix célèbre l’Irlande, ses influences sur la Bretagne, sa richesse culturelle et son dynamisme créatif.

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De gauche à droite: Aziliz Gouez, Lena Louarn, l’ambassadrice d’Irlande Mme Byrne Nason,Christian Troadec, Yann Peillet.

Lors de l’inauguration du Festival du Livre en Bretagne , Christian Troadec maire de Carhaix et conseiller départemental a ainsi ouvert l’évènement rappelant les liens entre l’Irlande et la Bretagne.

« L’édition 2016 du Festival du Livre en Bretagne célèbre l’Irlande et il est vrai que ce pays a une place toute particulière dans le cœur des Bretons.

Sans faire un long recensement des liens multiples entre nos deux nations celtiques, je voudrais juste citer quelques événements pour illustrer notre longue histoire commune.

Passons sur le fait que la légende dit que ce sont nos ancêtres armoricains qui auraient construit il y a 5000 ans Newgrange, une manière si l’on veut de parler de nos liens millénaires à travers les mers. Irlandais et Bretons se sont aussi côtoyés de façon assez rude parfois du côté des royaumes bretons de l’île de Bretagne. Ne dit-on pas que Saint Patrick était d’origine bretonne ?

Mais l’Irlande fait une entrée remarquée dans l’histoire de notre Bretagne armoricaine avec ses saints qui vont laisser une marque indélébile sur le sol breton et dans l’histoire de notre pays. La Vallée des Saints que, Mme l’Ambassadrice, vous avez visitée cet été, en est une illustration pour le moins spectaculaire.

Irlande et Bretagne devant faire face pendant plusieurs siècles aux appétits quelque peu envahissants de leurs voisins anglais et français, les relations entre les deux pays se sont distendues . Notons quand même la présence de milliers de réfugiés irlandais en Bretagne à partir de la fin du XVIIème siècle dont nombre finalement se sont installés pour devenir commerçants, artisans ou même armateurs comme à Nantes.

Le renouveau celtique du XIXème siècle relance l’intérêt pour le devenir de nos langues et de nos cultures parmi les intellectuels de Bretagne, d’Irlande, de Galles ou d’Écosse. La renaissance gaélique de la fin du XIXème siècle inspire nos artistes et écrivains. C’est par exemple en Irlande que François Vallée prendra l’idée du renouveau artistique breton qui naîtra quelques années plus tard avec les Seiz Breur.

Le bouillonnement politique irlandais au début du XXème siècle ne pouvait qu’intéresser les personnalités bretonnes les plus engagées. Le soulèvement de Pâques 1916 marque en quelque sorte un tournant dans la vision bretonne de l’Irlande. De nation sœur meurtrie que l’on tente de soutenir, l’Irlande devient une véritable source d’inspiration pour des générations de Bretons jusqu’à aujourd’hui.

L’on peut citer quelques Bretons qui ont marqué l’histoire de nos relations : Louis Napoléon Le Roux, personnage extraordinaire qui deviendra l’un des premiers biographes de Patrick Pearse et dont l’ouvrage sera le livre de chevet de nombre d’activistes bretons entre les deux guerres ; Polig Monjarret infatigable cheville ouvrière du développement des liens entre Bretagne et Irlande grâce à qui 120 communes bretonnes sont jumelées avec l’Irlande, qui permit à l’Irlande de montrer ses talents au Festival interceltique de Lorient, qui s’inspira de l’expérience irlandaise pour créer le Kan ar Bobl, qui encouragea la Brittany Ferries à développer une ligne Roscoff-Cork ; ou encore Pierre Bernard qui créa avec d’autres le SPI, le Secours Populaire Interceltique qui permit à des milliers d’enfants originaires d’Irlande du Nord de venir en vacances en Bretagne durant les Troubles .

Durant les cent dernières années, les relations entre Bretagne et Irlande se sont amplifiées de façon spectaculaire. Pour ne prendre que la scène musicale, Sean O Riada et les Chieftains sont un peu à la source du renouveau musical breton comme Alan Stivell a joué le même rôle dans l’évolution de la musique irlandaise dans les années 70.

Pour nombre de Bretons, l’Irlande est devenue leur seconde patrie en quelque sorte. Et depuis la fin des années 80 s’est ajouté le volet économique avec la présence permanente d’environ 25 000 Bretons en Irlande actifs dans différents domaines de la vie économique et sociale irlandaise : agro-alimentaire, pêcheries, informatique, universités. La diaspora bretonne est désormais bien présente en Irlande et renforce ainsi nos liens des deux côtés de la mer. Et… Aziliz Gouez en est une brillante représentante auprès de votre président Michael Higgins, lui aussi excellent connaisseur de la Bretagne

Aujourd’hui, Carhaix célèbre l’Irlande, ses influences sur la Bretagne, sa richesse culturelle et son dynamisme créatif.

Je voudrais aussi souligner notre intérêt devant l’évolution politique de la question irlandaise avec ces accords du Vendredi Saint qui ont permis aux deux Irlande de se retrouver avant d’espérer d’être réunifiées. Lors du dernier festival de Lorient le député de Belfast, Alasdair MacDonnell, souhaitait que la Bretagne soutienne l’Irlande qui va devoir faire face au défi que représente le Brexit et le retour de la frontière entre nord et sud. Ce festival à Carhaix en mettant à l’honneur l’Irlande dans sa globalité est aussi un témoignage de notre part contre ce retour en arrière provoqué par Londres.

L’indépendance de l’Irlande, la réconciliation amorcée entre nord et sud nous ont inspiré et encouragé pendant des décennies, l’Écosse suit la voie ouverte par l’Irlande vers l’émancipation politique. A notre façon, nous sommes ici engagés sur la même voie. »

Carhaix: le Bro Gozh pour l’Irlande.

Le Télégramme, 30 octobre 2016

La 25e édition du festival du livre en Bretagne, qui s’est ouverte hier avec plus de 300 auteurs au Glenmor met l’Irlande à l’honneur. Mais aussi les liens avec la Bretagne , symbolisés par Aziliz Gouez, plume bretonne du président irlandais et présidente d’honneur de l’événement.

Cela fait quelques années que l’on n’avait pas vu autant de monde à l’inauguration du festival du livre. L’effet 25 ans, comme aux Vieilles Charrues, sans doute, mais aussi, très certainement, l’effet Irlande. En choisissant de mettre le pays de Samuel Beckett en avant cette année, à l’occasion du centenaire du soulèvement de Pâques 1916, les organisateurs du festival ont visé juste. C’est une nouvelle occasion de mesurer le lien très fort qui unit l’Irlande et la Bretagne. Un lien symbolisé par les très nombreux comités de jumelage entre des villes bretonnes et irlandaises mais aussi, ce week-end, par la présidente d’honneur du festival : Aziliz Gouez, fille d’agriculteurs morbihannais devenue rédactrice en chef des discours du président irlandais .

L’ambassadrice d’Irlande reviendra… avec U2

Une présidente ravie d’être là. « C’est un plaisir et une occasion rare que d’assister à une manifestation qui fait se rencontrer, dialoguer et se rejoindre mes deux pays. Aujourd’hui, je me sens tout autant irlandaise que bretonne », a-t-elle expliqué lors de l’inauguration du festival. Les autres intervenants ont aussi souligné cet attachement commun : Christian Troadec, le maire de Carhaix, Léna Louarn, la vice-présidente du conseil régional, mais aussi Géraldine Byrne Nason, l’ambassadrice d’Irlande en France. Une ambassadrice qui ne manque pas d’humour. S’excusant de ne pas encore maîtriser le breton, elle a promis qu’elle y arriverait… à la fin du week-end ! Plus tard, elle a encore fait sourire tout le monde en évoquant le fait que Christian Troadec avait promis de l’inviter aux prochaines Vieilles Charrues. « J’ai bien compris que c’est seulement pour que je fasse venir U2 », a-t-elle glissé. « Pas de problème », a répondu le maire de Carhaix qui a déjà trouvé où loger la bande à Bono. « On a un lieu-dit qui s’appelle Le Bono. Ils seront hébergés là-bas ». La cérémonie officielle s’est terminée en chanson. La chorale brestoise Kan Awen a d’abord interprété l’hymne irlandais. Puis, elle a terminé par le Bro gozh ma zadoù, repris en choeur par le public.

A lire: le catalogue du Festival du livre en Bretagne

L’équipe du Festival du Livre en Bretagne a réalisé un très beau travail avec ce catalogue de la 27ème édition du Festival.

Très bien illustré, ce livret rassemble de nombreux articles autour du thème de l’influence irlandaise sur la Bretagne.

Vous pouvez y avoir accès en cliquant sur l’illustration ci-dessous:

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