Archives mensuelles : avril 2016

« 1916 – Visionnaires et leurs paroles », le jeudi 11 août à Lorient, ouverture de la billetterie.

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Comme indiqué précédemment, voir ici , le Festival Interceltique présente le jeudi 11 août, à 21h, au Grand Théâtre, un spectacle consacré au centenaire de 1916 présentant musiques, extraits de films et textes de cette période, plus particulièrement autour de James Connolly, Patrick Pearse et Joseph Plunkett.

Créé par le compositeur et chanteur Lorcán Mac Mathúna, ce spectacle a rencontré un grand succès à Dublin et Derry. En le programmant, le Festival interceltique célèbre à sa façon le centenaire de 1916.

La billetterie est désormais ouverte . Il est possible de réserver ses places par internet ou aux différents points de vente. Voir les détails ici.

Pour commander sur internet et choisir ses places, voir ici .

 

Hep frankiz peoc’h ebet, ul levr nevez embannet .

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Il y a cent ans, au mois d’avril 1916 a eu lieu « l’insurrection de Pâques » en Irlande. Des centaines de personnes trouvèrent la mort à Dublin en combattant contre le pouvoir britannique. Six ans plus tard, en 1922, l’indépendance de la république d’Irlande fut proclamée.

Ce combat a été un exemple et une source de réflexion pour de nombreux Bretons. L’Irlande est le seul des six pays celtiques a recouvrer, en partie, son indépendance. Cet ouvrage intitulé « Pas de paix sans liberté » regroupe des textes et des traductions d’auteurs connus qui au cours du siècle écoulé ont donné leur point de vue.

Maison d’édition: Mouladurioù Hor Yezh , 13,00 € .

Kant vloaz ‘zo e c’hoarvezas « Éiri amach na Cásca » en Iwerzhon, da lavarout eo Emsavadeg Pask, un darvoud a voe a-bouez bras evit kas an Enezenn c’hlas war hent an dizalc’hiezh da vat. Perak lidañ an emsavadeg-se en hor bro, avat?

Abaoe penn-kentañ Emsav Breizh, da nebeutañ, hag evit kalz ac’hanomp, eo bet Iwerzhon ur skouer en hor stourm. Splann e oa bet displeget gant Pêr Denez en ur pennad (kinniget amañ da heul, ha kreñvaet gant ur pennad all, nevesoc’h, diwar-zorn Alan Heussaff) ouzhpenn hanter-kant vloaz ‘zo, ha moarvat e chom ken gwir all hiziv an deiz. Dre-se ne c’hellomp-ni, Breizhiz, nemet lidañ an darvoud brasañ en Emsav Iwerzhon evit derc’hel soñj ha derc’hel da vont gant hon hent.

Nouspet doare warn-ugent a zo da gomz eus darvoudoù istorel avat, dreist-holl pa vezomp ken arouezius. N’eus nemet teurel ur sell ouzh an holl ouelioù, prezegennoù, abadennoù, hag all, a vo aozet a-hed ar bloaz-mañ en Iwerzhon. Petra eo mennad al levr-mañ eta, petra a vo kinniget d’al lenner?

Da gentañ ez eus fellet deomp diskouez pegen puilh eo mammenn ar skridoù brezhonek, en ur zibab skridoù bet embannet dija e-barzh kelaouennoù pe gazetennoù. Ne vo ket kavet skridoù savet a-ratozh evit al levr-mañ, na troidigezhioù nevez (war-bouez hini an disklêriadur). An holl skridoù a zo bet skrivet e brezhoneg war-eeun, pe a-wechoù troet e brezhoneg ur pennad mat a zo. Ha talvoudus-kenañ eo splujañ er skridoù brezhonek-se, pa gaver drezo roud eus istor ar preder e brezhoneg ivez.

Kavet e vo da gentañ pennadoù evit kenteliañ ar vrezhonegerien, ma vefe ezhomm, war istor Iwerzhon. Mat eo kaout ur sell hollek a-raok studiañ ar munudoù.

Da c’houde e vo kavet meur a bennad bet skrivet da vare an darvoudoù en hor c’hazetennoù brezhonek. Gwelout a raio al lennerien penaos e veze sellet ouzh ar freuz o ren en tu all da Vor Breizh, e-kreiz ar Brezel Bed Kentañ. Goude ma oa ar Vretoned etre enebiezh hag etremar, evit doare, e klaskent kompren abegoù don an taol-dispac’h evelato. Er c’heñver-se e oant tostoc’h ouzh ar wirionez eget ar c’hazetennoù saoznek pe gallek, hep mar ebet. Ha gwelet e vo ivez penaos ec’h emdro ar sell war an istor e-doug ar bloavezhioù, er pennad skrivet tri-ugent vloaz war-lerc’h gant unan eus ar Vretoned a anaveze ar gwellañ Iwerzhon. Sellet e vez ouzh an dispac’herien evel harozed gant kalz muioc’h a dud bremañ eget a-raok, gwir eo. En Iwerzhon, hag e broioù all, hon hini da gentañ.

Lakaat hol lennerien da anavezout gwelloc’h an dispac’herien-se eo a felle deomp ober ivez. Kinniget e vo dreist-holl buhez ha mennozhioù an daou zen o deus levezonet ar muiañ hon Emsav, e doareoù disheñvel: Pádraig Mac Piarais ha Séamas Ó Conghaile. E-touez ar seizh den o doa sinet disklêriadur ar Republik e 1916 e oant. Roet e vo ivez un tañva eus ar pemp siner all. Ha kavet e vo en diwezh ur pennad diwar-benn un den brudet en doa kemeret ur perzh dibar e Emsavadeg Pask 1916: Ruairí Mac Easmainn.

Gant al levr-mañ e c’hello an darvoud meur, koulz hag istor Iwerzhon dre vras, bezañ anavezet ha studiet gant hol lennerien, er gêr pe er skolioù, dre hor yezh penn-da-benn. Ha talvoudus e vo c’hoazh awen Iwerzhon evit hor bro? Den ne oar; abaoe 1916 omp bet levezonet gant kalz broioù, diouzh darempredoù ha plijadurioù an emsaverien vrezhonek: Kembre, Skos, met ivez Bro-Euskal, Flandrez, Galiza, Katalonia, Korsika… Skoulmet e vo darempredoù nevez, hep mar. Ar pezh a zo sur avat eo e c’hell ar ouiziegezh hag an arzoù lakaat ac’hanomp da dostaat ouzh ar wirionez, ar rezid hag ar reizhded. Dalc’homp soñj eta.

Aleksandr ar Gall

 

ArvorigFM: un abadenn enrollet e Dulenn e miz meurzh diwezhañ

1916-2016.

Kantvet deiz-ha-bloaz emsavadeg Pask 1916 a vez lidet hevlene e Bro Iwerzhon. Hiroc’h gant Eamon O’Ciosain kelenner skol-veur war ar galleg hag ar brezhoneg e Dulenn. Klevet ‘vo ivez kanaouennoù gant Padraig O’Coistealaigh ouzh mikro Herve.

Eamon-O'Ciosain---NUI-Maynooth

Eamon O’Ciosain

Une émission de ArvorigFM enregistrée à Dublin le week-end de Pâques 2016 par Herve ar Beg avec notamment l’universitaire irlandais Eamon O’Ciosain.

Pour écouter l’émission, cliquer sur l’image ci-dessous.

arvorig logo vect

Le 46ème Festival interceltique de Lorient va célébrer le centenaire du soulèvement de Pâques 1916.

Consacré cette année à l’Australie, le Festival interceltique de Lorient n’en oubliera pas moins le centenaire du soulèvement irlandais de Pâques 1916 qui allait conduire à la fondation du seul état celtique actuellement indépendant.

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C’est au Grand Théâtre, à 21h, le jeudi 11 août que le FIL présentera la création de Lorcán Mac Mathúna , « 1916 – Visionnaires et leurs paroles ».

Ce spectacle fait partie des 9 projets retenus par l’Arts Council irlandais pour la célébration du centenaire de 1916.

Cent ans après la Révolution Irlandaise issue de l’influence de poètes et de visionnaires, ce spectacle explore les écrits et idéaux des leaders de l’insurrection de Pâques 1916, dans un drame spectaculaire et une interprétation musicale inspirée de leurs vies, leurs mots et leur travail.

L’interprétation du chanteur irlandais Lorcán Mac Mathúna est une réponse artistique et poétique à l’avant-garde de ces révolutionnaires et à l’impact qu’ils ont eu sur la vie des Irlandais, qui résonne encore aujourd’hui.

L’actrice Elaine O’Dea interprète notamment une vision poétique avant-gardiste déclinée sur un fond d’images d’archives irlandaises datant d’il y a cent ans.

Les voix d’enfants, de femmes et d’hommes célébrant le peuple d’Irlande renvoient aux mots et à l’esprit de l’Insurrection Pascale de 1916. Parmi elles, on retrouve les voix de  Lorcán Mac Mathúna et de Íde Nic Mhathúna, accompagnés de Martin Tourish à l’accordéon, de Daire Fougère au violon, de Eamonn Galdubh au uillean pipes, ainsi que de l’interprétation de la talentueuse actrice Elaine O’Dea.

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Lorcán Mac Mathúna

Lorcán Mac Mathúna est un auteur-compositeur-interprète irlandais, dont le style personnel s’inspire de l’improvisation musicale et des techniques vocales du Sean-Nós, ou le chant traditionnel irlandais.

Son travail se concentre sur les airs traditionnels d’Irlande, ainsi que des compositions contemporaines tirées de l’improvisation et de la musique électronique.

Lorcán Mac Mathúna est influencé par la tradition du Sean-Nós depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui lui  ont transmis cet héritage musical tout au long de sa jeunesse. Au sein du cercle familial, le chant vocal était le compagnon familier des journées, ce qui explique aujourd’hui l’engouement de Lorcán pour cette technique unique.

S’inspirant des racines traditionnelles du Sean-Nós, Lorcán Mac Mathúna a mélangé les principes de base de l’improvisation aux compositions contemporaines. C’est véritablement un chanteur moderne navigant confortablement entre la tradition et l’avant-garde.

Et aussi une conférence sur » l’Irlande cent ans après 1916″.

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Erwan Fouéré

Par ailleurs, dans le cadre des conférences de l’Université Populaire Bretonne à la chambre de commerce de Lorient, Emglev Bro an Oriant et l’Institut Culturel de Bretagne proposeront le vendredi 12 août, à 17h, une conférence d’Erwan Fouéré, diplomate irlandais, membre du Centre for European Policy Studies , sur « L’Irlande, 100 ans après le soulèvement de Pâques 1916 ».

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Dublin 2016: l’équipe de Bretagne de football gaélique a besoin de vous !

Comme annoncé précédemment, la Bretagne vient d’être invitée officiellement aux championnats mondiaux de sports gaéliques à Dublin en août prochain. Pour se faire, l’équipe de Bretagne de football gaélique a besoin de votre soutien et lance une opération de crowdfunding. Voir ici.

GAABretagne

Les Bretons en coupe du monde !

Nous y sommes presque ! Après 4 ans de développement, de rencontres amicales et « interceltiques » l’équipe de Bretagne de football gaélique s’apprête à disputer sa première compétition internationale.

La sélection bretonne a été invitée à participer à la seconde édition des GAA World Games, une coupe du monde des sports gaéliques, qui se déroulera en Irlande du 7 au 14 août 2016.

La première édition s’était déroulée à Abu Dhabi en 2015, avec la participation d’équipes venues du monde entier telles que l’Argentine, l’Afrique du Sud, le Canada, l’Australie… mais aussi la Galice, un adversaire bien connu des Bretons !

Imaginez le drapeau breton flotter dans l’air Irlandais à côté de tous les autres, au moment ou nos 12 joueurs fouleront la pelouse du mythique stade de Croke Park… Ca vous fait rêver ? Transformez le en réalité !

Du football gaélique ?

Le football gaélique est une discipline plus que centenaire originaire d’Irlande, un sport complet à la croisée des chemins entre football, rugby, handball… On y utilise un ballon rond et toutes les parties du corps pour tenter de marquer des « buts » et des « points ».

Longtemps cantonné à l’Irlande, le sport s’est expatrié avec l’émigration Irlandaise. Il s’est développé aux Etats-Unis, au Canada, et un peu partout dans les communautés d’Irlandais à travers le monde… Mais depuis une quinzaine d’années, il suscite un intérêt tout particulier chez les cousins celtes : en Bretagne !

La Bretagne a son équipe !

La Bretagne compte une dizaine de clubs, soit la moitié des clubs situés en France, et dispose de son propre championnat. L’engouement des Bretons pour ce sport, leur intérêt et leur investissement dans la discipline a souvent été reconnu, notamment à l’occasion d’une visite du président Irlandais en 2014. La récompense suprême arrive cette année : les Bretons sont invités à envoyer leur sélection en Irlande pour se « frotter » aux plus grandes équipes internationales !

L’équipe de Bretagne existe en effet depuis 2012, et des sélections ponctuelles avaient déjà eu lieu au cours des années précédentes. En 4 ans, la sélection Bretonne s’est affirmée, structurée et a disputé de nombreuses rencontres face à la Galice ou Jersey. Des matchs organisés en comptant sur votre soutien, comme l’an passé, et qui ont accueilli un public nombreux ! Les « rencontres interceltiques » ont suscité un fort engouement lors du festival lorientais !

En route pour l’Irlande !

Le chemin est tracé et le trajet vers l’Irlande commence. Les sélectionneurs entament leur préselection, les joueurs se préparent, des stages sont organisés et se dérouleront le 7 mai à Liffré et le 2 juillet à Erdeven.

12 joueurs, parmi les meilleurs, auront la chance de faire partie du voyage et de défendre nos couleurs !

Ce voyage est un grand projet, c’est à la fois l’aboutissement de nombreuses années de développement et le début d’une grande aventure. Nous avons besoin de votre soutien et de vos encouragements pour nous aider à bâtir et concrétiser ce grand moment.

Cette équipe, c’est la vôtre, elle portera fièrement les couleurs de la Bretagne, des landes des Monts d’Arrée aux marais salants de Guérande, des remparts Malouins aux docks Lorientais, de la côte de Granit Rose à la pointe du Raz… aux yeux du monde entier !

Bevet Breizh !

Pour soutenir votre équipe de Bretagne, voir ici.

 

KIB ar BED EVIT ar VRETONED !
Goude pevar blez diorradur, matchoù digevez hag emgavioù etrekeltiek, setu skipailh mell-droad iwerzhonat e Breizh ec’h aoziñ e gevezadeg etrevroadel kentañ.
Kouviet eo bet dibab Breizh da gemer perzh er GAA World Games – da lâret eo, e kib ar bed evit ar sportoù iwerzhonat -. C’hoarvezout a ray ar gib-mañ en Iwerzhon a-c’houde ar 7 betak ar 14 a viz Eost 2016.
Evit an eil gwezh e c’hoarvezo ar gib-mañ. En Abu Dhabi e oa bet e 2015 evit ar wezh kentañ get skipailhoù daet ag Arc’hantina, Suafrika, Kanada, Aostralia ha Galiza ivez.

MELL-DROAD IWERZHONAT : PETRA EO ?
Ur sport klok hag a vez kavet ennañ mell-droad, rugbi hag hand-ball. Kantonet e bro Iwerzhon e-pad pell amzer, ar sport-mañ a zo oaet da vaez-vro get divroadur an Iwerzhoniz. Setu perak e vez kavet e Stadoù-Unanet hag e Kanada ha dre ar bed a-bezh ivez e kumuniezhoù Iwerzhoniz.

SKIPAILH BREIZH
Un dek klub bennak a vez kavet e Breizh, da lâret eo hanter ar c’hluboù lec’hiet e bro C’hall.
Daet eo sod ar Vretoned get ar sport-mañ ha graet o deus diouzh o gwellañ evit plediñ getoñ ha lakaat o foan e-barzh an diskiblezh-mañ. Goude bout anaouet alies ha dreist-holl get Prezidant Bro Iwerzhon pa oa daet en Oriant e 2014, setu ma ta al lore uhelañ er blez-mañ : kouviet eo ar Vretoned da gas o sportourion dibabet da Vro Iwerzhon evit « klask frot » doc’h skipailhoù brasañ ar bed !

HA YAO EN HENT …… DA VRO IWERZHON !
Treset eo an hent war-zu bro Iwerzhon, Kroget eo ar rakdibaboù, en em c’hourdoniñ a ra ar c’hoarierion ha goude-se 13 c’hoarier e-mesk ar re wellañ o do ar chañs da veajiñ ha da zifenn hor banniel e bro Iwerzhon !
Ur raktres bras eo ar veaj-mañ ha se ‘zo perak eo ret kaout skoazell ha kalonigezh an holl evit sevel ha degas da wir ar c’houlz bras-mañ.

Objectifs

La Ligue Bretonne de Football Gaélique, responsable du développement de l’équipe de Bretagne et organisatrice du projet, a estimé le budget de participation à l’évènement à 10000€.

Les dépenses prévues pour notre participation sont réparties entre l’hébergement des joueurs pour une semaine (3500 €), le trajet Bretagne > Irlande (2300 €), les repas des joueurs (1200 €) et un ensemble de frais annexes (communication, logistique, équipement…) pour 3000 €.

Pour financer ce projet, rien de tel qu’un authentique quatre-quart breton !

  • Un premier quart financé par le sponsoring et la recherche de subventions.
  • Un second quart financé par différentes opérations de soutien de la part de la ligue et des clubs bretons, dont une bonne partie à l’occasion d’un évènement organisé début juillet à Guérande.
  • Un troisième quart financé par les joueurs… Dans notre sport aussi, les athlètes doivent souvent mettre la main à la poche, c’est la partie que nous essaierons de réduire en priorité…

Le quatrième quart vous concerne directement :

Nous comptons sur cette opération de financement participatif et le soutien de tous les bretons et amoureux du sport pour se mobiliser et contribuer, petit à petit, à atteindre nos objectifs de financement.

La ligne d’arrivée est fixée à 2200 €, mais en bons sportifs, nous comptons bien « dépasser nos limites » !

Pour vous remercier de votre engagement, nous vous tiendrons régulièrement informé des étapes de la préparation du voyage, et vous recevrez de sympathiques contreparties… de quoi patienter avant la compétition, que nous vous ferons suivre au plus près !

BreizhVGaliza2

PALIOÙ
10 000 € eo budjed ar perzhiadur en darvoud-mañ priziet get kevre ar mell-droad iwerzhonat e Breizh.
Lodennet eo an dispignoù etre :
> herberc’hiiñ ar c’horierion  e-pad ur sizhuniad : 3 500 € ;
> treug Breizh/Iwerzhon : 2 300 € ;
> predoù ar c’hoarierion : 1 200 € ;
> frejoù stag (kehentiñ, logistik, aveadur …) : 3 000 €.

Kontiñ a raomp àr skoazell an holl Vretoned hag ar re sot get ar sport evit emsevel a-du hag hor harpañ evit ma vo tizhet ar palioù argant !

Sinn Fein 2016 (Poésies & Haïkus).

IRISHMEN and IRISHWOMEN : In the name of God and of the dead generations from which she receives her old traditions and nationhood (…), we declare the right of the people or Ireland to the ownership of Ireland… to be sovereign and indefeasible.

P.H. PEARSE, poet (and others)

Irlande2016LiamFauchard

 

La contribution poétique apportée par ce recueil est une reconnaissance envers tous les Irlandais(e)s rencontrée(e)s en Europe, au Canada… et en Irlande, évidemment. 2016 est aussi le centenaire des « Pâques sanglantes » qui conduisirent à l’indépendance du Pays.

« Sinn Fein » = « Nous-mêmes » / « Nous seuls » (en gaélique). Le recueil de 122 pages contient 7 illustrations en couleurs de Guy Colin.

 

LIAM (Liam Fauchard): Scientifique – Entrepreneur – Poète. Vit en Bretagne depuis 1988. Auteur d’une quinzaine d’ouvrages (Essais, Récits, Romans, Poésies…). Guy COLIN: Artiste peintre. Vit et travaille à Quimperlé.

Commande du recueil – frais de port inclus – contre un chèque de 15 Euro à l’ordre de FutureScan Association. E-mail: futurescan@sfr.fr .

FutureScan Association – 177 Hent Ar Vadalen – Lokileg – 29300 Baye

Entre Bretagne, Grande-Bretagne et Irlande, le parcours de Louis Napoléon Le Roux.

Louis Napoléon Le Roux, personnage extraordinaire, est sans doute le Breton qui aura le plus côtoyé une  partie des acteurs du soulèvement de Pâques 1916 et de la guerre d’indépendance qui s’en suivit. Les archives nationales irlandaises ont d’ailleurs acquis récemment ses archives personnelles vu leur intérêt pour l’histoire contemporaine de l’Irlande. Nous y reviendrons dans les semaines et les mois à venir . En introduction, l’article d’Alan Le Cloarec paru dans le Peuple Breton en 2015.

Le Peuple Breton, septembre 2015

par Alan Le Cloarec, doctorant en sciences politiques, à l’Université de Rennes I .

Des militants bretons de la première moitié du XXème siècle il n’est pas le plus connu, et pourtant il est peut être celui au parcours le plus hors du commun. Ce bretonnant de naissance, fils d’un meunier de Pleudaniel dans une famille de huit enfants, a été un activiste breton et international. Il agissait le plus souvent en coulisse, sans trop se mettre en avant, mais a côtoyé de près certains des grands évènements et certaines grandes figures du monde politique de son temps.

LouisNapoleonLeRoux

Louis Napoléon Le Roux

L’engagement séparatiste

Né en 1890, Le Roux est issu du milieu paysan trégorois très modeste et absolument rien ne le prédestinait à mener la vie qui fut la sienne. En 1909 il réussit à se faire engager comme secrétaire de François Jaffrenou – Taldir de son nom druidique- au journal régionaliste Ar Bobl ( Le Peuple). Seulement deux ans plus tard néanmoins, il sera vite en confrontation avec son premier parrain régionaliste au nom de l’expression de ses propres idées bretonnes qui se veulent autrement plus radicales, en revendiquant la volonté de séparer la Bretagne de la France pour en faire un Etat souverain. Nous sommes en 1911 et Le Roux commence à faire véritablement naitre l’idée séparatiste contemporaine. Au départ, ce terme est souvent employé par l’intelligentsia française comme un procès d’intention aux régionalistes de l’URB –Union régionaliste bretonne- qui est pourtant très éloignée, voire très hostile à ce genre de revendications. De ce terme qui est utilisé comme une critique et un tabou, Le Roux en fait un courant de pensée politique novateur. Il trouve pour se faire un allié et ami avec qui il restera toujours en contact : Camille Le Mercier d’Erm. Avec lui, il lance un premier Manifeste séparatiste ainsi qu’une brochure : Pour le séparatisme. En 1912 vient ensuite un journal, Breiz Dishual (Bretagne Libre) qui perdurera péniblement jusqu’à 1914. De ces quelques années d’activisme séparatiste, Le Roux fera une rencontre qui aura une grande influence sur sa propre pensée politique, celle d’Emile Masson. Avec ce dernier il traduit en breton A mon frère le paysan en 1912, une brochure de l’anarchiste français Elisée Reclus. A cette période, il participe aussi activement au journal Brug lancé par Masson, en y écrivant plusieurs articles en langue bretonne. Néanmoins ce premier élan de militantisme breton se trouve stoppé net par les débuts du premier conflit mondial. Plutôt que de partir au front, Le Roux choisit l’exil. Il s’explique quelques années plus tard en disant qu’il ne souhaitait prendre les armes et mourir que pour son pays et pas pour les « militaristes », «  ces pauvres êtres qui n’ont rien tenté pour éviter la catastrophe, mais qui, au contraire, ont tout fait pour la rendre inévitable »1.

Les zones d’ombre de la Première guerre mondiale.

Avec cet exil commence une période de la vie de Le Roux dont nous n’avons pas encore réussi à retrouver toutes les informations. On sait par ailleurs aujourd’hui que Le Roux part pour l’Angleterre dès les débuts de l’année 1914, et qu’il y séjourne durant une grande partie du conflit. S’il a échappé aux combats sur le sol français, il s’est néanmoins retrouvé sous les drapeaux britanniques, en Irlande entre juin 1916 et septembre 1917 – c’est-à-dire juste après l’Easter Week, l’insurrection irlandaise de Pâques 1916- avant d’être démobilisé pour raison de santé. Mais Le Roux connaissait déjà l’Irlande, il y avait voyagé durant l’année 1914 sans que l’on ne sache exactement pour quelles raisons. C’est peut-être à ce moment qu’il commence tisser des liens avec les mouvements républicains irlandais. Durant les années 1930, il raconte dans War Zao, un journal nationaliste breton du Trégor proche du communisme, avoir été un agent du Sinn Fein2, le parti républicain irlandais. Il explique même avoir été arrêté par la police britannique et être passé près du peloton d’exécution. La thèse selon laquelle il renseignait les militants irlandais quand il était sous uniforme britannique n’est donc pas à exclure. En 1919, alors que l’agitation séparatiste irlandaise se fait grandissante, Le Roux est invité à Dublin pour intervenir dans un meeting de la Irish Literary Society. Cela marque le début d’une période bien connue de sa vie, celle d’intellectuel militant dans l’Irlande en plein conflit indépendantiste, puis dans le nouveau pays qui voit le jour à partir de 1921. C’est Le Roux qui va écrire la première biographie de Patrick Pearse, de Tom Clark, publier un livre sur la Ligue gaélique, avec en toile de fond de précieux travaux sur l’histoire de l’indépendance irlandaise auquel il a assisté de près. Pour le remercier de ces travaux, le nouvel Etat Libre accorde d’ailleurs à Le Roux la nationalité irlandaise en 1932. Et les liens avec ce pays se font même jusque dans l’intime, en 1936 c’est à une irlandaise, Marion Murphy, qu’il passe la bague au doigt.

L’éphémère ancrage très à gauche de l’après-guerre.

Si les évènements irlandais des années 1910-1920 marquent la vie de Le Roux, un autre soulèvement historique de ce siècle qui se déroule en Russie va aussi influencer sa pensée. Après la Révolution russe de 1917, on retrouve en effet un très éphémère et radical ancrage à gauche des idées de Le Roux – tout comme chez Camille Le Mercier. C’est l’époque où dans La Bretagne Libertaire ils se disent tous deux plus que jamais redevable de la pensée révolutionnaire de l’anarchiste breton Emile Masson, et partisan d’une Bretagne libre dans « l’étroite conjonction du fédéralisme et du socialisme, qui réalisera l’ « Internationale » des peuples »3. Le Roux nous dit même dans un article avoir été un agent secret de la Russie soviétique4 ! Les inclinaisons de Le Roux vers les idées de la gauche radicale ne sont néanmoins pas nouvelles même si ces dernières ne peuvent tout de même pas faire figure de matrice principale pour sa pensée politique. On retrouve pourtant toujours des idées et des militants de gauche sur les chemins de son activisme. Il a par exemple été le secrétaire de Ramsay MacDonald, un travailliste écossais qui sera Premier ministre britannique, dont Le Roux traduit d’ailleurs en français son ouvrage Le Socialisme et la Société5. En 1932, quand Le Roux fait traduire et publier en Irlande sa biographie de Pearse, c’est un militant de gauche bien connu qu’il engage pour ce travail : Franck Ryan. La correspondance entre les deux hommes montre d’ailleurs qu’ils se connaissent déjà bien quand Ryan est embauché par Le Roux. Quelques années plus tard, c’est Ryan qui deviendra le symbole de l’antifascisme des militants de l’IRA partis combattre en Espagne dans les Brigades Internationales. Que Le Roux entretienne de bons rapports avec des militants de gauche n’a rien d’étonnant, dès 1911 en effet quand il écrit ses textes séparatistes il dit appeler à la révolution de tous ses vœux. C’est une attitude qui restera en toile de fond tout au long de sa vie, mais qui pourtant ne représente pas l’ensemble de son originale pensée politique.

LaViedePatricePearse

La concurrence nationaliste des années 1930.

Car il ne faut pas s’y tromper, Le Roux se définit lui-même politiquement comme nationaliste, bien que l’aspect polysémique de ce terme et le sens que peut lui en donner son auteur à l’époque où il l’emploie varie considérablement de nos acceptations contemporaines. En un sens, l’étude approfondie de l’ensemble des textes de Le Roux renvoie à un nationalisme de posture bien plus que d’idéologie. C’est-à-dire que dès l’époque séparatiste, le nom du parti créé par ses jeunes militants est bien « Parti nationaliste breton ». Le choix de ce terme s’explique principalement dans la difficulté à recruter des individus autour de l’idée séparatiste, tout en souhaitant s’afficher d’un engagement breton plus radical que le régionalisme – le terme d’autonomisme ne sera utilisé que plus tard dans l’Entre-deux-guerres avec une logique assez comparable. Le cœur des idées exprimées sur cette période reste tout de même le séparatisme, dans la mesure où l’idée de nation est une toile de fond très présente mais très peu développé. Cela change quelque peu après la Première guerre mondiale. Dans les années 1930 en effet, Le Roux se rapproche des nouvelles générations de militants formés à l’école de Breiz Atao, et ce particulièrement après l’explosion du PAB qui fait naitre plusieurs partis bretons en concurrences, voire en conflit, les uns avec les autres. De ces différents partis, c’est le nouveau PNB – Parti national breton cette fois- qui va le plus retenir son attention. Néanmoins, ses relations avec ce parti ne vont pas manquer d’être conflictuelles. Dans les débuts des années 1930, le PNB est accablé de dettes, il ne compte qu’une poignée de militants – 25 à sa création-, jusqu’à ce que les attentats du groupe Gwenn ha Du réussissent à lui donner une tribune exceptionnelle pour se développer. Au départ c’est d’ailleurs surtout avec Gwenn ha Du que Le Roux est en contact, notamment avec sa porte-parole Meavenn qu’il rencontre en Irlande et à qui il présente des membres de l’IRA comme Franck Ryan. Au milieu de cette décennie, Mordrel et Debauvais du PNB vont demander à Le Roux de venir en Bretagne pour prendre la tête du parti afin de redresser sa situation politique et financière. Ce dernier accepte avant de se rendre compte que les dirigeants veulent qu’il prenne les dettes à son nom sans n’avoir aucun rôle politique, ni au journal ni au parti… Le Roux fait alors bande à part, il créé une Association nationale bretonne, avec un nouveau journal intitulé une fois encore Breiz Dishual, qui milite pour l’enseignement de la langue et de l’histoire bretonne à l’école publique. Cette expérience se limite au Trégor avec les anciens membres de War Zao et du PNBR – Parti nationaliste breton révolutionnaire- et ne se manifeste véritablement qu’autour des années 1933 et 1934. En 1939, Le Roux et sa femme sont de retour à Londres, il y trouvera la mort quelques années plus tard. Il décède le 5 août 1944 à l’hôpital de Middlesex, après 54 ans d’une vie plus que bien remplie dont il resterait beaucoup à dire.

1 Texte de Louis Napoléon Le Roux dans La Bretagne Libertaire de Camille Le Mercier d’Erm de 1921.

2 Louis Napoléon Le Roux, « Ar gwir enep d’ar gaou » [Le vrai contre le faux], War Zao, décembre 1931-janvier 1932.

3 Camille Le Mercier d’Erm, La Bretagne Libertaire, page 17.

4 Louis Napoléon Le Roux, « Hier – Aujourd’hui – Demain », Breiz Dishual, décembre 1933.

5 Publié dans sa version française en 1922.